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Le « coming out » de la fumeuse discrète

De façon générale, « stoner » peut être considéré comme un terme péjoratif, souvent attribué aux hommes, qui inspire la paresse et l’irresponsabilité. Par conséquent, il y a toute une population de consommateurs de cannabis qui se voient aliénés par des stéréotypes nés de l’époque de « Reefer Madness. » Il existe pourtant plein de gens complètement fonctionnels, productifs et respectables qui aiment le cannabis… même le Premier Ministre du Canada avoue de s’être allumé un joint à l’occasion!

Évidemment, la discrétion est nécessaire en tenant compte des lois actuelles, mais avec un climat politique changeant et la légalisation à l’horizon, est-ce que cela signifie la fin des « doubles-vies? » On parle alors d’un « coming out » collectif, où la totalité de la culture du cannabis pourra enfin émerger des racoins sociaux et jouir des mêmes attributions banales que « quelques verres » un vendredi soir.  

Je fais moi-même face à ce dilemme existentiel – je suis une diplômée universitaire avec une job « d’adulte» dans un bureau, avec des projets, responsabilités et une vie sociale remplie. En apparence, je suis l’opposée complète d’une stoner. Ma consommation de cannabis, bien qu’elle ait débuté comme expérimentale quand j’étais plus jeune, est devenue régulière lors de l’obtention d’un permis médical. Je consomme donc régulièrement, mais en cachette. Même si ma consommation est légalement justifiée, je suis toujours à l’affut des conséquences que la vérité pourrait entraîner à l’extérieur de ma vie privée.  

Bien qu’on ne traiterait pas nécessairement quelqu’un qui boit régulièrement « d’alcoolique, » notre société actuelle ne semble pas avoir le vocabulaire assez recherché pour nous accorder la même gentillesse. Je tenais à démystifier mon mode de vie, mais je n’avais pas les mots pour bien décrire mon expérience, en plus d’avoir très peur du jugement de mes proches.

Mon coming out était loin d’être grandiose, même qu’il est encore en cours. Il se fait petit à petit, dans des moments précis, comme à chaque fois qu’on me demande si je fume et que je décide de répondre « pas des cigarettes » au lieu de simplement dire « non. » Si on me le demande, je ne me cache plus. Je saisie plutôt les opportunités pour en converser de façon normale et constructive avec ceux qui me posent la question. Souvent, s’ils ne sont pas eux-mêmes des fumeurs discrets, je fais face à la simple curiosité; le cannabis est une découverte qui a été longuement démonisée, et plusieurs commencent à s’intéresser aux faits. Une ouverture d’esprit et un discours positif au sujet du cannabis, c’est souvent assez pour complètement éclater les idées fausses des gens.

La vérité c’est qu’il n’y a aucune formule gagnante pour faire son « coming out » d’utilisatrice de cannabis. Si c’est un aspect de ta vie privée que tu ne souhaites pas partager, tant mieux, mais n’ait pas honte de ce qui te fais du bien. Si c’est quelque chose dont tu es fière et qui te donne beaucoup d’énergie vitale, affiches-toi! Et finalement, si les gens de ton entourage s’inquiètent pour toi, tu peux les rassurer avec les faits, mais ce n’est pas ta responsabilité de leur faire changer d’avis sur ton mode de vie.

Ta vie, avec ou sans cannabis, c’est ton choix. Forges-toi une vie heureuse, et tu portes déjà fièrement le drapeau de cette révolution chill, sans même t’en rendre compte.   

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